Que faut-il savoir sur la contre-visite au contrôle technique ?
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La contre-visite est relativement méconnue des automobilistes, car elle ne concerne que les voitures recalées au contrôle technique. Dans ce cas, un second examen est obligatoire pour continuer à circuler en toute légalité. Cette opération est soumise aux mêmes conditions et sanctions qu’une visite technique. Néanmoins, l’intervention est souvent plus rapide par rapport au premier passage au centre de contrôle. 

Une contre-visite au contrôle technique : cela consiste en quoi ?

Aujourd’hui, il existe environ 600 défaillances graves ou critiques pouvant vous faire rater le contrôle technique. Vous serez ensuite invité à résoudre ces problèmes dans les plus brefs délais. De cette manière, vous ne risquez pas de nuire aux usagers de la route ou à l’environnement. La contre-visite au contrôle technique consiste à vérifier la réparation des dysfonctionnements signalés lors du premier examen.

Depuis 2018, la France est devenue plus exigeante vis-à-vis des 133 points de contrôle de la visite technique obligatoire. Les automobilistes ont donc plus de chance de se retrouver en contre-visite. Ainsi, il vaut mieux préparer son véhicule au contrôle technique pour éviter de le repasser. Vous pouvez notamment être recalé en raison de défaillances ou d’usures avancées au niveau :

  • De la direction ;
  • De la transmission ;
  • Des feux ;
  • Des pneus ;
  • Des plaquettes de frein ;
  • Des amortisseurs ;
  • Du pare-brise ou des vitres latérales ;
  • Du pot d’échappement ;
  • Des sièges ou des ceintures de sécurité…

Néanmoins, le contrôleur technique peut tolérer 139 défaillances définies comme mineures. Il s’agit de dysfonctionnements n’affectant pas significativement le niveau de sécurité du véhicule. Dans ce cas, votre voiture pourra passer la visite technique avec une simple notification des anomalies relevées. Vous serez toutefois encouragé à réparer ces éléments pour retrouver le fonctionnement optimal de votre voiture. 

Une contre-visite au contrôle technique : cela consiste en quoi ?
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Quel est le délai d’une contre-visite du contrôle technique ?

La contre-visite est une obligation légale si votre véhicule ne passe pas au contrôle technique. Les contrôleurs agréés doivent en effet revérifier l’état des points signalés avant de vous autoriser à circuler. La gravité de la défaillance constatée dictera cependant le délai de la contre-visite au contrôle technique. Selon le cas, ce laps de temps peut varier entre une journée et deux mois. 

Vous disposez de deux mois maximum pour effectuer une contre-visite, si le premier contrôle a relevé une défaillance majeure. Les autorités françaises ont classé jusqu’à présent 340 soucis techniques dans cette catégorie. Avec ces anomalies, vous aurez deux mois pour effectuer la réparation et la seconde visite dans un centre agréé. Le délai est compté à partir de la délivrance du PV du premier contrôle. 

En revanche, vous devrez réparer la voiture le jour même, dès l’observation d’une des 127 défaillances définies comme critiques. Ces problèmes représentent une menace imminente pour les usagers du véhicule et de la voie publique. Ainsi, vous serez tenu de remédier immédiatement à la situation pour pouvoir continuer à rouler. Il faudra ensuite faire une contre-visite pour vérifier l’évolution de la situation. 

Si vous ignorez cette injonction, votre carte grise sera suspendue dans les 24 heures suivant la première visite technique. Vous risquez ensuite une amende et une mise en fourrière, en cas de contrôle routier. Selon la loi, il s’agit d’une infraction au Code de la route assimilable au défaut de contrôle technique.

Quel est le délai d’une contre-visite du contrôle technique ?
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Est-ce payant ?

La facturation de l’opération dépend foncièrement du choix du garage et de la raison de la contre-visite au contrôle technique. Si vous revenez au même endroit, vous pouvez bénéficier d’un service complémentaire gratuit ou d’une remise de fidélité. L’intervention sera donc non payante ou facturée une dizaine d’euros. Vous êtes néanmoins libre de changer de contrôleur entre les deux visites. En revanche, vous devez effectuer le contrôle technique et la contre-visite dans des centres agréés. 

Pour la seconde visite, le technicien ne repassera pas en revue les 133 points de contrôle obligatoires. Il vérifiera uniquement les éléments cités dans le procès-verbal menant à la contre-visite. De ce fait, l’opération prend généralement moins de temps par rapport au contrôle technique. Les professionnels tiennent compte de ce facteur et définissent habituellement leur tarification en conséquence. 

Toutefois, il n’existe aucune régulation de prix en la matière. Les centres de contrôle sont donc libres de fixer leurs tarifs par rapport aux actes réalisés. Cela dit, il peut s’agir uniquement d’une vérification visuelle pour les défaillances flagrantes. La contre-visite est souvent gratuite dans ce cas. À l’inverse, le coût peut atteindre une trentaine d’euros pour les examens plus invasifs impliquant des éléments complexes. 

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